Monastère

Geghard : le monastère taillé dans la roche

haute vallée de l’AzatMi-bâti, mi-creusé dans la falaise, Geghard porte le nom d’une relique : la Sainte Lance. Fondé au IVe siècle dans la haute vallée de l’Azat, ce sanctuaire du patrimoine mondial de l’UNESCO est l’un des lieux où l’architecture arménienne cesse de bâtir pour entrer dans la montagne.

Patrimoine mondial de l’UNESCO
Ornements sculptés dans la roche du monastère de Geghard, vallée de l’Azat
Destinations

Vous passez de la lumière du jour à une salle entièrement taillée dans la roche environnante — chapelles, colonnes et chambres funéraires où une seule note chantée résonne de longues minutes. On y conserva jadis la « Sainte Lance » qui aurait blessé le Christ. Fondé au IVe siècle près d’une source sacrée, Geghard figure aujourd’hui au patrimoine mondial de l’UNESCO. Du plafond, l’eau goutte encore, froide et régulière.

Le monastère se tient au fond d’un cirque, à l’amont de la vallée de l’Azat, entre des parois de basalte vertical qui le referment de trois côtés. Devant vous se dresse l’église principale, la Kathoghiké ; derrière elle, la falaise a été entaillée pour loger d’autres salles, invisibles depuis la cour. On passe des murs bâtis aux parois creusées sans frontière nette. Rien de tout cela ne s’annonce : la gorge ne livre le monastère qu’au dernier virage, quand les rochers s’écartent enfin sur l’enceinte.

Tout-terrain & accès

Asphalte1/5

Geghard n’est pas une aventure de conduite — l’accès depuis Goght est asphalté, facteur tout-terrain 1 sur 5, à la portée de n’importe quelle voiture. Sur votre expédition, c’est la pause culturelle entre les étapes plus sauvages : nous vous menons en petit groupe jusqu’au cirque de la gorge et prenons le temps des chambres fraîches, creusées dans le roc, à l’arrière.

Meilleure saison
toute l’année
Altitude
1 800 m
Ville la plus proche
Goght
Nom local
Գեղարդ

Situation et première impression

Geghard occupe le fond d’un cirque, à l’amont de la vallée de l’Azat, dans le Kotayk, à quelque 1 800 mètres. Des parois de basalte vertical l’enserrent de trois côtés, si bien qu’on ne le devine ni depuis la route ni d’en haut : il n’apparaît qu’au dernier virage. L’ensemble mêle des bâtiments construits et des salles creusées à même la falaise. L’église principale, la Kathoghiké, date de 1215 ; le sanctuaire, lui, est bien plus ancien — fondé au IVe siècle par saint Grégoire l’Illuminateur à une source jaillie du rocher, il s’appelait alors Ajrivank, le « monastère des cavernes ». À partir du milieu du XIIIe siècle, le prince Prosch Khaghbakian fit tailler dans la pierre chapelles et chambres funéraires ; ses armes, un aigle tenant un agneau, se détachent en haut-relief. Le site est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2000.

Histoire : d’Ajrivank à Geghardavank

Le monastère changea de nom en même temps que de vocation. D’abord Ajrivank, le monastère des cavernes, il devint Geghardavank — le monastère de la Sainte Lance — du jour où l’on y conserva la relique qui lui donna son renom : la lance qui, selon la tradition, perça le flanc du Christ en croix, et que l’apôtre Thaddée aurait rapportée en Arménie.

Une lance a nommé la montagne creusée : la relique fit la renommée du lieu avant sa pierre.

La lance a depuis rejoint le trésor d’Etchmiadzine, où elle est conservée, mais le nom est resté. Le monastère que l’on visite aujourd’hui a traversé les siècles non sans dommage : le séisme de 1679 l’endommagea gravement, et l’essentiel de ce que l’on voit remonte à la grande campagne du XIIIe siècle, sous les Prochian.

La légende du choix du site

Une légende raconte comment le lieu fut choisi. Un frère et une sœur ne s’accordaient pas sur l’endroit où bâtir le sanctuaire, et s’en remirent à un signe : ils posèrent leur pioche le soir et convinrent de creuser là où elle se trouverait au matin.

Au lever du jour, l’outil reposait sur la corniche rocheuse, à l’endroit le plus resserré de la gorge, là où les parois se referment presque. C’est là qu’ils entaillèrent la falaise et taillèrent les premières salles dans la masse. Le récit vaut ce que valent les légendes de fondation — mais il dit une vérité du lieu : à Geghard, on n’a pas posé une église sur la roche, on est entré dedans. Aucun autre emplacement de la vallée n’aurait donné cette impression d’un sanctuaire né de la montagne elle-même.

Pourquoi venir

Dans un mouchoir de poche, Geghard réunit ce qui ne va d’ordinaire pas ensemble : une église autoportante du XIIIe siècle et, juste derrière, des chambres funéraires entièrement creusées dans la falaise ; une voûte à mouqarnas d’inspiration islamique au cœur d’un sanctuaire arménien ; et l’une des plus denses collections de khatchkars du pays, dont beaucoup gravés à même la paroi. Vous passez d’une salle bâtie à une salle taillée sans toujours voir où l’une finit et où l’autre commence. Le tout se cache au fond d’un cirque de gorge que l’on ne voit venir ni de la route ni du ciel : Geghard ne se découvre qu’une fois qu’on y est entré. Nous y venons en petit groupe et prenons le temps des salles du fond, les plus anciennes et les plus recueillies.

Accès et informations pratiques

L’accès n’exige aucun tout-terrain : la route est goudronnée depuis Goght jusqu’au parking du monastère, et n’importe quelle voiture y monte. Le site se visite toute l’année ; seul l’hiver peut poser problème, quand la neige ou le verglas gagnent la route de la vallée. Gardez du temps pour les salles creusées du fond, à l’arrière de l’église : ce sont les plus anciennes et les moins fréquentées, souvent délaissées par les visites pressées. Tôt le matin, avant les groupes de la mi-journée, vous aurez le cirque et ses chambres presque pour vous.

Sources
01En images

Impressions

02Sur la carte

Localisation

03Continuer

Présent dans 4 expéditions

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La Route des légendes

6 jours
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Hauts plateaux spirituels

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Vivre ce lieu

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Armenia Expeditions vous conduit à Geghard en petit groupe — avec le temps qu’il faut pour les chambres funéraires des Prochian et l’acoustique du Jhamatun supérieur. Un message — nous planifions le reste.

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